Je de Dames

 

 

Le spectacle est composé de 7 tableaux. Chaque tableau est "daté" et fait appel à deux comédiennes. L'action se passe dans une loge de théâtre.

 

Entre chaque tableau, une habilleuse (ou femme de ménage) arrange la loge. Elle actionne à chaque fois un vieux poste de radio.

Cet accompagnement musical (ou sonore) est laissé au choix du metteur en scène. Ne pas oublier toutefois qu'il "colore" le tableau qui va suivre, et qu'il le date également.. Lors de la création du spectacle, avaient été sollicitées : Piaf, Barbara, Jeanne Moreau, Madonna, etc..

 

Lors de la création, les tableaux se sont joués dans l'ordre suivant = Alice, Bernadette, Blandine, Eurydice, Carmen, Camille, Sarah..

  On passait donc de 1990 à 1960, puis de 1960 à 1950, puis de 1950 à 1980, puis de 1980 à 1970, puis de 1970 à 1940,  puis de 1940 à 2000.. 

On commençait et finissait bien évidemment en 2001.. Ce désordre temporel (il était voulu)  peut être revu en fonction de la personnalité des comédiennes jouant le spectacle.  Il est nécessaire toutefois que le dernier tableau joué soit celui de Sarah..

 

A sa création, le spectacle avait été joué par 5 comédiennes..

 

Décor  :

Une loge de théâtre  = une table de maquillage, un sofa, deux à trois chaises, une penderie, une malle en osier, un grand miroir, un portrait de Sarh Bernhardt, un paravent, un vieux poste de radio.. On retrouve ce même mobilier  dans tous les tableaux.. mais chaque tableau se verra agrémenter de certains bibelots ou accessoires qui lui seront spécifiques..

 

Les tableaux ..

Alice 
Une jeune femme décide de se venger du départ de son mari, passe une audition pour devenir danseuse, et -en toute innocence- assassine tout le personnel d'un petit cabaret..

Bernadette  
Une "has been", imbibée d'alcool, se décide à retenter sa chance sur scène. Son curieux compagnon, n'en a nulle envie. Bref, un (drôle de) numéro à voix multiples qui tourne mal..

Blandine  

Une jeune femme enquête sur la mort de sa sœur assassinée (car dénoncée comme juive) par la gestapo. Une descente aux enfers (avec pour toute lumière une étoile jaune) où la vérité avance travestie..

Eurydice 
Une habilleuse se "rêve" artiste. Une artiste se "voit" artiste. Une cohabitation pour le moins incompatible..

Carmen  
Le dernier salut d'une vieille diva qui s'apprête à quitter la scène en n'ayant pour tout autre public qu'elle même à l'âge de 2O ans..

Camille 
Une histoire d'amour.. ou l'éternel conflit de l'ombre et de la lumière !
Sarah  
Une vieille dame, échappée d'une maison de retraite, met en scène sa propre mort dans un vieux théâtre désaffecté. Une  conseillère immobilière la découvre et tente de la dissuader de mettre fin à ses jours. Faut il en rire ou en pleurer ?

 

 

Sarah Bernhardt  

 

Le spectacle commence ainsi..

 

Dans le noir..

 On entend un engin de chantier arriver.. L'engin  s'arrête.. Une porte claque..

La lumière se fait progressivement sur la scène

On découvre la loge de théâtre

                (Attention = Même "décor" et même "agencement" que pour le tableau "Sarah")

Un type entre..

                NB) Lors de la création du spectacle, ce rôle avait été tenu par le régisseur de la compagnie..

Il est habillé en ouvrier du bâtiment (casque de chantier, harnais, etc)..

Il s'étire.. Il s'allume une cigarette.. Il fume..    

Il allume le poste de radio..

Musique

Il regarde les quelques photos et affiches qui  parsèment les murs..  

Il s'attarde un peu plus longtemps sur celle de Sarah Bernhardt

Il voit une bouteille de vin.. Il la prend, en hume le goulot. Il sourit.. Il boit..

Il se regarde dans le grand miroir de la table de maquillage.. 

Il regarde sa montre, il quitte la loge en emportant la bouteille..  

Noir

Toujours la Musique  
 

../.. Les tableaux s'enchaînent..

 

Alice  /  intermède / Bernadette / intermède / Blandine / intermède Eurydice / intermède / Carmen / intermède  / Camille / Sarah

 

Le spectacle se termine ainsi..

 

Musique (même musique que celle du début)..

Lumière

Retour sur scène de l'ouvrier du bâtiment..

                Toujours bouteille dans une main..

Il repose la bouteille là où il l'avait prise..

Il regarde la loge, semblant vouloir s'en imprégner..  

Il s'intéresse à nouveau le portrait de Sarah Bernhardt. Il hésite, puis le décroche..

 

Il éteint le poste de radio, le remet dans l'une de ses poches..

Il quitte la loge, portrait de Sarah Bernhardt sous le bras..

 

Silence..

On entend une porte claquer, un engin se mettre en marche..

Le bruit de l'engin devient de plus en plus présent / La lumière commence à vaciller..

 

Noir final